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Des racines ou des ailes ?

Il y a seulement deux choses à donner à nos enfants : l’une ce sont des racines, l’autre ce sont des ailes

Spontanément, nous  privilégierons l’une ou l’autre.

Une éducation positive devrait être un mixte équilibré entre les deux.

Et vous ? Qu’est-ce que vous donnez principalement à vos enfants ?

 

Des racines ?

Vous avez tendance à sécuriser, à contrôler votre enfant, à favoriser le lien familial.

Vous demandez constance et engagement dans leurs activités. Vous aimez les rituels d’appartenance, vous rassemblez régulièrement  la famille.

Vous privilégiez une présence forte des figures parentales. Vous vous faites particulièrement confiance et n’aimez pas déléguer à trop d’autres personnes.

Tout changement est planifié et organisé avec une improvisation maitrisée.

Vous n’aimez pas perturber votre enfant dans trop de mouvances et vous supportez de l’inconfort pour le protéger (ex : conduire et aller rechercher à l’école car vous craignez les transports en commun et un lever aux aurores…).

Les symptômes témoignant d’un excès de racines : manque de confiance, difficulté de grandir et de s’éloigner, une rigidité et une grande loyauté à la famille, une dépendance aux parents. Colère et sentiment d’étouffer.

 

Des ailes ?

Vous avez tendance à leur faire confiance d’emblée et les pousser à prendre des initiatives.

Vous leur donnez des permissions de s’éloigner, de faire des rencontres nouvelles, d’apprendre d’autres personnes, de tester différentes activités. Vous les encouragez à aller dans le monde.

Vous privilégiez le nouveau, l’improvisation, l’adaptabilité, l’autonomie.

Vous leur apprenez à recréer des racines un peu partout, à être citoyen du monde avant d’être votre enfant.

Les symptômes témoignant d’un excès d’ailes : instabilité, insécurité, excès de confiance, inconstance, difficultés à se tenir à quelque chose, troubles d’attachement, abandon fréquent d’activités.

J’ai pu remarquer que l’on avait tendance à recréer le déséquilibre inverse de celui de notre enfance. Si nous avons principalement reçu des racines, nous allons essayer de donner des ailes parfois un peu trop rapidement pour éviter de reproduire ce que nous avons vécu enfant.

Si par contre on a eu beaucoup plus d’ailes, on va vouloir les sécuriser un maximum, leur éviter les moments de peur et donc les coincer au sol !

C’est plutôt la fonction maternante  qui va donner les racines  et la fonction paternante, les ailes.

Le père est celui qui éduque (ex ducere : conduire dehors en latin) et qui donc donne des outils pour sortir du nid !

 

A vous de voir si dans votre enfance vous avez vécu un déséquilibre et si oui, de quel côté.

Observez ce que vous recherchez principalement et ce que vous donnez plus volontiers.

Si on a manqué d’un des deux, on va avoir tendance à compenser en  inversant le déséquilibre.

Une maman qui a manqué de bases, de bonne mère, va donner des racines tellement profondes que l’arbre aura tendance à rester petit à côté d’elle sans développer de branches pour atteindre le ciel.

Une maman qui a eu trop de racines risque de tomber dans l’excès inverse et vouloir à tout prix développer l’autonomie et les ailes de son enfant … et de le rendre très peureux et peu confiant en lui.

 

En tant qu’accompagnant, c’est important de regarder notre pratique sous cet angle et voir quel pôle on privilégie et si on ne renforce pas ce déséquilibre chez nos patients.

 

Bonne décantation…

 


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